Culture

FEMUA 18 : Abidjan vibre entre sons urbains et défis de demain

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Traoré Salif dit A'Salfo , commissaire général du FEMUA en compagnie des autres membres du groupe Magic System
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La capitale ivoirienne est entrée en effervescence. Depuis le 28 avril 2026, le Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA) a lancé sa 18e édition, confirmant son statut d’événement culturel incontournable. Au programme : des concerts gratuits, des têtes d’affiche prestigieuses et, cette année, une ouverture marquée vers un sujet au cœur de l’actualité — l’intelligence artificielle.

Le ton est donné dès la cérémonie d’ouverture : une ambiance à la fois chic et percutante, réunissant figures politiques et grandes voix de la musique ivoirienne.

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À l’INJS, la marraine de cette édition, Kandia Camara, présidente du Sénat, a appelé à faire du FEMUA bien plus qu’un simple festival : "ceci doit être un cadre de célébration, mais aussi un espace de réflexion sur les enjeux de notre époque", dit-elle. 

Quand la musique rencontre l’intelligence artificielle

Cette année, le FEMUA ne se limite pas à faire danser les foules. Il pose une question essentielle : quelle place pour l’Afrique dans la révolution de l’intelligence artificielle ?

Pour A’salfo, commissaire général du festival, l’IA peut produire des mots, mais elle ne construira jamais les destinées; c’est à l’Afrique d’écrire la sienne.

Un positionnement fort, qui invite artistes, décideurs et public à penser l’avenir au-delà de la scène.

Le Gabon à l’honneur, une Afrique qui se connecte

Pays invité de cette édition, le Gabon apporte sa touche culturelle et symbolique. À travers la voix de son ministre de la Culture, Paul Ulrich Kessany, c’est toute une identité qui est revendiquée.

Le FEMUA confirme ainsi son ambition : faire de la musique un levier de dialogue et de rapprochement entre les nations africaines.

l’IA peut produire des mots, mais elle ne construira jamais les destinées

Dix-huit ans après sa création, le FEMUA franchit un cap. Plus qu’un événement musical, il s’impose comme un outil de rayonnement culturel et de développement pour la Côte d’Ivoire.

La ministre de la Culture, Françoise Remarck, le résume sans détour : le FEMUA est désormais un rendez-vous majeur du continent, un espace où les cultures se rencontrent et se renforcent.

La musique, un langage universel

Au-delà des discours, l’essentiel reste la musique. Sur scène, des artistes de renom comme Fatoumata Diawara et Youssou N’Dour promettent des moments forts.

Pour la chanteuse Jahelle Bonee, la mission est claire : La musique rassemble, soigne et dépasse les barrières; pas besoin de parler la même langue pour se comprendre.

Entre concerts, échanges et ouverture aux enjeux technologiques, le FEMUA 18 marque une volonté claire d’associer divertissement et réflexion.

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