
Les Éléphants version Faé Emerse ont été boutés(3-2 )de la Can en 1/4 de finale par l'Égypte. L'objectif principal de conserver son trophée, acquis en 2023, en Côte d'Ivoire n'a pas été atteint. La cause de cet échec est d'abord technique. Et elle émane de Faé Emerse, le sélectionneur. Cependant un échec plein d'enseignements.
Le rêve brisé des Éléphants de conserver leur titre
Le rêve, principal objectif, de la Fédération ivoirienne de football de conserver son trophée a été brisé.
Et il n'y a pas à aller chercher milles boucs émissaires ailleurs. La cause fondamentale de cette chute "royale" est purement et uniquement d'ordre technique.
Une fois de plus la bataille tactique perdue par les Éléphants
Après quatre sorties fructueuses tous savaient que les dangers ivoiriens provenaient essentiellement des côtés. Et ce ne sont pas les Égyptiens qui pouvaient en être surpris.
C'est donc le plus logiquement du monde que le sélectionneur égyptien, Hossam Hassan, a pris le soin de boucler les deux côtés ivoiriens où performent Yan Diomandé et Amad Diallo. Le technicien égyptien venait là, de trouver une clé à son match en anéantissant les deux flèches oranges. L'autre solution qu'a détectée Hossam, c'est de désigner l'axe médian avec cinq hommes d'expérience là où la Côte d'Ivoire n'en avait que trois( Kessié, Sangaré, Inao). Encore quel Kessié avions-nous?
L'égyptien résout deux problèmes tactiques majeurs avant même d'entamer le match. Emerse Faé, lui, a passé 90 mn, pieds et mains liés dans ce piège tactique sans jamais y trouver une once de solution. Première défaite tactique.
Le 4-5-1 contre le 4-3-3
C'est connu dans le langage universel du football; un système de jeu ne vaut que par son animation. C'est dire que la Côte d'Ivoire, même dans cette disposition tactique( 4-3-3) pouvait dominer l'Égypte. Seulement que l'Égypte n'est pas le Gabon, le Burkina Faso ou le Mozambique asphyxiés par ce système qui laisse beaucoup d'air dans le milieu. Un milieu que l'Égypte a bourré par cinq hommes. Aussi solides que techniques. Les Pharaons étaient donc installés au milieu en rois.
Les failles de Faé face au bloc Égyptien
Pour un entraîneur qui voit ses meilleurs atouts offensifs étouffés, le bon sens professionnel veut qu'il y remédie. Mais qu'a fait Faé pour débloquer la situation. Rien! Au contraire, son équipe a souffert le martyre avec une possession stérile de balle( 72% contre 28%). Que vaut une possession sans efficacité à la conclusion ?
C'est en cela que cette élimination de la Côte d'Ivoire en 1/4 de finale est technique. Les Éléphants payent, cash, le prix de l'immaturité tactique de son sélectionneur, Emerse Faé. Pas plus ni moins. Seconde défaite tactique. Il a fallu que le niveau tactique s'élève pour que Faé s'écroule. Et les Éléphants avec
La Coupe du monde est plus exigeante
La compétition et les enjeux tactiques sont davantage en Coupe du monde. Les errements tactiques n'y sont pas pardonnés. Ils se payent cash e au prix fort. Si Faé n'y prend garde et qu'il se permet de telles failles techniques ou tactiques au prochain mondial, les scores seront sans appel. Un homme averti en vaut deux. L'échec au Maroc est donc un mal pour un bien. Il va permettre de faire les réglages qui s'imposent avant le mondial américain. Un bel échec.
Il y a une lueur d'espoir
En dépit de cette élimination matinale de la 35ème édition de la CAN, Faé n'a pas tout fait faux. Il a pioché des pépites qui valent et font la fierté de la Côte d'Ivoire; Amad Diallo, Christ Inao, Touré Bazoumana et autres Yann Diomandé. Des valeurs qui, même s'il n'est plus à la manette, vont continuer de servir la nation. Des garçons qui vont s'installer progressivement dans le groupe pour assurer la relève après les Kessié, Boli, Seko Sangaré et autres...
