
.Les plaintes enregistrées ont été centralisées à la Direction de la Police économique et financière (DPEF) afin de permettre aux enquêteurs de faire la lumière sur les faits dénoncés.

Plus de 320 millions de FCFA évoqués
Les premiers éléments de l’enquête auraient permis de mettre en évidence des sommes d’argent provisoirement évaluées à 320 701 500 francs CFA.
D’après les éléments visibles dans le communiqué, des démarches auraient également été entreprises en vue de l'acquisition de parcelles présentées comme appartenant à des propriétaires.
Une situation qui soulève une question centrale : qui sont les véritables propriétaires des terrains concernés et dans quelles conditions les différentes transactions auraient-elles été réalisées ?
Des vidéos sur les réseaux sociaux dans le viseur
L’affaire aurait également pris de l’ampleur à travers plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, notamment auprès de potentiels acquéreurs.
Le communiqué évoque des contenus destinés à attirer l’attention de personnes intéressées par des opérations foncières. Des artistes, journalistes et créateurs de contenus seraient notamment intervenus dans certaines communications.

Cette dimension numérique pourrait donner une autre ampleur au dossier, alors que les réseaux sociaux sont devenus un puissant outil de promotion des opérations immobilières et foncières.
L’enquête doit désormais établir les responsabilités
À ce stade, il convient de parler de faits dénoncés et d’allégations faisant l’objet d’une enquête, et non de culpabilité établie.
La procédure devra notamment déterminer la réalité des transactions, l'origine des fonds évoqués, la situation juridique des parcelles concernées, ainsi que le rôle précis de chacune des personnes citées.
Le dossier est désormais entre les mains des enquêteurs du Pôle pénal économique et financier.
Une affaire à suivre de très près, tant les montants évoqués que les ramifications foncières et numériques pourraient révéler les mécanismes d’un système beaucoup plus vaste.
